Localisation dans l'hôpital :
Bâtiment central 1er étage aile F
Equipe / Organisation :
Anesthésiste
- Dr LERAY Françoise Chef de Service
Cadres de santé :
- Mme COLLIN-MOISAN Ghislaine Cadre Supérieur de Santé
- Mme JANNIC Jeanne-Yvonne IDE Coordinatrice
Vos contacts :
Accueil - Secrétariat : 02.96.01.75.45
Fax Secrétariat : 02.96.01.75.50
Consignes Hospitalisation :
Visites autorisées de 13h à 20h
Si la progression de la chirurgie ambulatoire en France est très significative ces dernières années (le taux de chirurgie ambulatoire a progressé de 36% en 2000 à 54 % des actes marqueurs réalisés en 2008), la France reste en retard par rapport aux pays anglo–saxons ( 90 % des actes marqueurs y sont effectués en ambulatoire ) et ce notamment en Bretagne où 33% des actes sont réalisés en ambulatoire.
La chirurgie ambulatoire se définit par trois caractéristiques :
- hospitalisation sans nuit passée à l'hôpital,
- pour une intervention chirurgicale réalisée au Bloc Opératoire,
- sous anesthésie générale et/ou loco-régionale.
Elle se conçoit donc avant tout comme une alternative à l'hospitalisation complète classique, et représente un concept de soins innovant qui exige rigueur et qualité mais qui présente de nombreux avantages :
- retour rapide au domicile, très apprécié par les patients : 90 % se déclarent satisfaits de ce mode de prise en charge, selon une enquête CNAM de 2007,
- réintégration rapide du milieu de vie,
- risque d'infection nosocomiale divisé par 5,
- libération des lits pour les personnes nécessitant une hospitalisation conventionnelle,
- coûts des soins moindres que pour l'hospitalisation traditionnelle.
Il convient toutefois de distinguer comme n'appartenant pas au champ d'activité de la Chirurgie Ambulatoire :
- Les petits actes de chirurgie, nécessitant un environnement technique mais pas nécessairement celui d'un Bloc Opératoire. Bien que ce type de prise en charge légère se développe (402 interventions de ce type en 2008 au Centre Hospitalier de Saint-Brieuc contre 87 en 2007), il n'entre pas dans les statistiques de la chirurgie ambulatoire, puisqu'il s'agit en définitive d'actes de consultations externes.
- Les actes réalisés sous anesthésie générale mais non strictement chirurgicaux. Il s'agit souvent d'investigations ou de traitements médicaux tels que les endoscopies digestives, la mise en place d'accès vasculaires (chambre implantable ), la défibrillation cardiaque programmée et certains actes d'imagerie... Ce champ d'activité est en plein essor, compte tenu des impératifs de prévention en santé publique, et répond à un souci de meilleur confort pour les patients.
- Enfin, les interventions chirurgicales sous anesthésie générale ou loco-régionale, mais impossibles à réaliser en ambulatoire, soit parce qu'elles relèvent de l'urgence, soit qu'elles correspondent à des prises en charge lourdes. Même s'il s'agit d'interventions mobilisant souvent d'importantes ressources pour un bloc opératoire hospitalier, elles ne figurent pas dans l'objectif d'un projet de Chirurgie Ambulatoire : prothèses articulaires, chirurgie artérielle, thoracique, digestive lourde...
Toutefois les progrès techniques font reculer les limites, et permettent de faire entrer dans le champ de l'ambulatoire certaines interventions relevant traditionnellement de l'hospitalisation complète : hernies de paroi de l'adulte, cholécystectomie...
Le Centre Hospitalier de Saint-Brieuc qui a créé sa structure de Chirurgie et d'Anesthésie Ambulatoire en 2000, oeuvre depuis quelques années pour développer ce secteur et offrir les meilleures conditions de prise en charge des usagers.
L'activité du service est en constante progression, comme le montre le diagramme suivant :
L'organisation mise en place permet d'atteindre désormais des taux satisfaisants de prise en charge ambulatoire pour nombre de prestations ciblées par l'objectif.
Un audit MEAH démarré en 2008 a contribué à :
- améliorer la qualité de la prestation au patient : appel de la veille et du lendemain ciblé, évaluation de la satisfaction des usagers, programmation des actes ...
- mettre en oeuvre des outils de pilotage du service.
- faire progresser l'organisation de l'unité : simplification du circuit patient, suppression de la fermeture de l'unité pendant les vacances.
L'unité d'ambulatoire, service en plein essor, doit continuer à s'élargir à des actes de haute technicité. C'est pourquoi, il faut envisager une augmentation de la capacité en places du service et développer la collaboration avec le réseau de ville pour assurer la continuité de soins.
Dans l'avenir, nous devrons tendre à inverser notre mode de prise en charge et nous étonner d'une nuit d'hospitalisation pour certains actes...


