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TEPSCAN

 

Le TEPSCAN (ou PETSCAN ou TEP-TDM) est une technique d’imagerie médicale très performante combinant une technique de radiologie (le scanner ou tomodensitométrie : TDM)  et une technique de scintigraphie (la tomographie par émission de positons : TEP) très complémentaires. Elle est principalement utilisée en cancérologie ; elle est devenue souvent indispensable pour diagnostiquer et évaluer l’extension des maladies cancéreuses, mais aussi pour évaluer la réponse aux traitements.

  Jusqu’à l’ouverture en juillet 2012, pour réaliser cet examen, les patients du département et du territoire de santé n° 7 devaient se rendre à Brest ou à Rennes. 

Désormais, grâce à un partenariat public / privé permettant une mutualisation de compétences, de moyens techniques et financiers, les patients du Territoire de Santé et plus largement du département, bénéficient de ce nouvel équipement de pointe sur Saint-Brieuc.

  En effet, le groupement d’intérêt économique GIA (Groupement d’Imagerie Armoricaine) rassemblant le Centre Hospitalier de Saint-Brieuc, la Clinique Armoricaine de Radiologie, et plus récemment le Centre Isotopique de Saint-Grégoire s’est doté de cet équipement autorisé par l’Agence Régionale de Santé. L’équipement est installé sur le site du Centre Hospitalier, adossé au Service de Médecine Nucléaire, et exploité par le Centre Isotopique de Saint-Grégoire et le Centre Hospitalier de Saint-Brieuc.

 Des locaux ont été construits afin d’accueillir la machine et les équipements annexes (enceinte blindée automatisée, injecteur semi-automatique, injecteur de produits de contraste et consoles informatiques pour l’acquisition et le traitement des images). La machine combine un scanner 64 coupes et un détecteur TEP à 4 couronnes extrêmement performants.

  L’intérêt médical du  TEP-SCAN (ou TEP-TDM)

La TEP-TDM modifie la stadification et/ou la prise en charge de nombreux cancers dans 1/8 à1/4 des cas, notamment les lymphomes, les cancers broncho-pulmonaires, des voies aéro-digestives supérieures (VADS), de l’œsophage, du colon et du rectum, des cancers gynécologiques, de cancers cutanés ; elle est très aussi souvent utile à la prise en charge des cancers mammaires évolués, des cancers urologiques, de différents cancers digestifs, de cancers de la thyroïde, et de tumeurs plus rares.

Elle permet de découvrir des lésions passées inaperçues qui modifient soit la stratégie thérapeutique (changement de la chirurgie vers la chimiothérapie par exemple, en évitant une intervention inutile), soit les paramètres du traitement (étendue voire définition du champ de radiothérapie, nombre de cycles de chimiothérapie, etc…). Elle découvre parfois aussi des seconds cancers passés inaperçus.
 A l’inverse, elle permet parfois de dédouaner des images jugées suspectes par le scanner, par exemple dans les cancers du poumon, au niveau des ganglions situées entre les poumons, ou au niveau du tissu pulmonaire où le scanner distingue mal tumeur et tissu non tumoral collabé en aval.
C’est enfin une technique très puissante pour évaluer voire prédire la réponse au traitement, dès les premiers cycles de chimiothérapie (notamment dans les lymphomes) ou dès 3 mois après une radiothérapie (par exemple dans les cancers des VADS), afin de s’assurer qu’il ne faille pas mettre en route un traitement de rattrapage en cas de mauvaise réponse, voire à l’inverse limiter le traitement.

En pratique,

Pour chaque patient, le produit de scintigraphie, un analogue du glucose appelé FDG, de la classe des médicaments radiopharmaceutiques, est commandé de façon nominative et fabriqué la nuit précédent l’examen à Rennes ou à Caen par un fournisseur.
 Il est acheminé jusqu’au Centre Hospitalier, réparti en seringues dans une cellule blindée, puis injecté au patient, à jeun, au moyen d’un injecteur semi-automatique, qui assure la protection du patient et du personnel.
Ensuite, le patient se repose au calme et au chaud pendant une heure, avant d’être installé sur le lit de la machine pendant 20 minutes environ pour obtenir des images TDM et TEP. Le patient est ensuite libéré, prend une collation et s’hydrate, alors que les images scintigraphiques et scanner sont fusionnées et analysées par le médecin nucléaire en coupes et en volume.
Les images et le compte-rendu sont adressés dans les meilleurs délais au médecin demandeur, qui pourra partager les résultats et envisager le traitement avec le patient. Avant ou après l’examen, chaque cas est discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire.

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